La vie
La vie est une porte à complexe serrure
Que l’on ne peut ouvrir sans un trousseau de clés
Où voisinent le brut et la noble dorure
Afin de ne mêler vilains et gens comblés.
La vie est un bateau qui navigue sans trêve,
Soit coquille de noix, soit poids lourd sur la mer,
Capable d’exalter ou de tuer le rêve
Selon qu’il fait soleil, que le temps est amer.
La vie est une rose aux piquantes épines,
Qui, sans ménagement, saisie à bras le corps,
Est comme de Renault les sportives alpines
S’exposant, à plein pot, d’aller dans les décors.
La vie est une plage aux fournis grains de sable
Qui grippent, en cinq sec, tous organes vitaux
S’ils tombent dans les mains d’un bougre irresponsable
N’ayant que mal en tête et péchés capitaux.
La vie est un roman rempli de personnages
Qui sont loin de savoir ce que cherche l’auteur,
Les guerres et amours ne faisant bons ménages,
Peu crédible l’humain plutôt bonimenteur.
La vie est jets de dés sur un zinc de buvette,
Grâce auxquels on se place, on s’affiche gagnant,
On gobe le bouillon ainsi qu’une corvette
Dans ses lattes prenant un pruneau bien saignant.
La vie est cette vase obscurcissant rivière,
À défaut d’ajouter, sans modération,
Tirés d’un florilège ou d’un vieux bréviaire,
Épices sublimant fade appétition.
La vie est le tableau d’un impressionniste,
Grand Maître de la touche où spleen, sinon plaisir,
Du support va surgir, qu’il peigne un bouquiniste,
Un chaland décrépit qui progresse à loisir.
La vie est un concert à l’échelle cosmique
Où chantent, cristallins, les bondissants ruisseaux,
La cigale, l’oiseau, l’horloge astronomique,
Crachins et trombes d’eau, de la mer les assauts.
La vie, à peine née, à reculons, est marche,
Sans, au surplus, compter du sort le mauvais coup,
Faucheuse pour l’humain toujours prête à démarche
Quand tombe le rideau sur le dernier à-coup.
Le 20 août 2010.
Que l’on ne peut ouvrir sans un trousseau de clés
Où voisinent le brut et la noble dorure
Afin de ne mêler vilains et gens comblés.
La vie est un bateau qui navigue sans trêve,
Soit coquille de noix, soit poids lourd sur la mer,
Capable d’exalter ou de tuer le rêve
Selon qu’il fait soleil, que le temps est amer.
La vie est une rose aux piquantes épines,
Qui, sans ménagement, saisie à bras le corps,
Est comme de Renault les sportives alpines
S’exposant, à plein pot, d’aller dans les décors.
La vie est une plage aux fournis grains de sable
Qui grippent, en cinq sec, tous organes vitaux
S’ils tombent dans les mains d’un bougre irresponsable
N’ayant que mal en tête et péchés capitaux.
La vie est un roman rempli de personnages
Qui sont loin de savoir ce que cherche l’auteur,
Les guerres et amours ne faisant bons ménages,
Peu crédible l’humain plutôt bonimenteur.
La vie est jets de dés sur un zinc de buvette,
Grâce auxquels on se place, on s’affiche gagnant,
On gobe le bouillon ainsi qu’une corvette
Dans ses lattes prenant un pruneau bien saignant.
La vie est cette vase obscurcissant rivière,
À défaut d’ajouter, sans modération,
Tirés d’un florilège ou d’un vieux bréviaire,
Épices sublimant fade appétition.
La vie est le tableau d’un impressionniste,
Grand Maître de la touche où spleen, sinon plaisir,
Du support va surgir, qu’il peigne un bouquiniste,
Un chaland décrépit qui progresse à loisir.
La vie est un concert à l’échelle cosmique
Où chantent, cristallins, les bondissants ruisseaux,
La cigale, l’oiseau, l’horloge astronomique,
Crachins et trombes d’eau, de la mer les assauts.
La vie, à peine née, à reculons, est marche,
Sans, au surplus, compter du sort le mauvais coup,
Faucheuse pour l’humain toujours prête à démarche
Quand tombe le rideau sur le dernier à-coup.
Le 20 août 2010.
