Séléné party (Prose poétique)
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Fidèle compagne de la Terre qu’elle désennuie, ne serait-ce que par sa lumière, jamais dame Lune ne bondit dans les champs étoilés. Elle court tout au plus, se jouant, au gré des circonstances, des noirs nuages de mort qui filent, défilent, tel, en cinémascope, un film d’Hitchcock, sur le venteux écran de mes nuits.
Et, à l’aurore, lorsqu’elle s’efface devant sa fille, la rosée nacrée, je ne cherche, titubant somnambule, l’œil bouffi d’extatiques rêves, par le biais de la prunelle vitrée de ma mansarde, qu’à jouir, encore et toujours, du minois débonnaire, d’un jaune pâle d’Asie ou d’ictère chronique, de la céleste belle de nuit, invisible, pour l’heure, dans l’espace qui s’allume, promesse d’un jour nouveau au calendrier immémorial de la vie.
Le 1er décembre 2012.
Et, à l’aurore, lorsqu’elle s’efface devant sa fille, la rosée nacrée, je ne cherche, titubant somnambule, l’œil bouffi d’extatiques rêves, par le biais de la prunelle vitrée de ma mansarde, qu’à jouir, encore et toujours, du minois débonnaire, d’un jaune pâle d’Asie ou d’ictère chronique, de la céleste belle de nuit, invisible, pour l’heure, dans l’espace qui s’allume, promesse d’un jour nouveau au calendrier immémorial de la vie.
Le 1er décembre 2012.
