Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Tant que les êtres se succèderont...
4

Autrefois, quand septembre en larmes revenait,
Je quittais les bons coins où mon coeur se donnait.

C’était l’heur de rentrer pour rejoindre la classe
D’affûter ses crayons, puis choisir une place
Où, durant quelques mois, tout serait messe basse.

L’été nous saluait mais cela convenait.

Aujourd’hui vieillissant je promène ma canne
Et m’en vais me rasseoir au vieux banc à chicane
Où, jadis avant moi, l’on tramait tant d’arcane.

Contemplant l’horizon je vois tout qui renaît.

Devant moi, près du ru, la sauterelle verte
Fait toujours ses grands bonds et paraît fort alerte
Dans sa course effrénée en la plaine déserte.

Autrefois l’on sautait quand on se promenait.

J’attends ici l’enfant avec sa trottinette ;
Il ne va pas tarder à montrer sa binette
Pour qu’heureux je lui pose encor sa devinette.

Son entrain le conduit où l’ardeur me menait.

© Poème posté le 27/11/2015 par Tonindulot

...
× Illustration agrandie