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Paris perdue....
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Des fous sont passés, là,laissant un chant de deuil
Parmi ces gens venus muser sans grand orgueil
Pour échanger en gentillesse.
Et l’heure fut fatale avec tous ces fusils
Qui crépitaient sans fin déversant leurs barils
D’inimitié sur la jeunesse.

Depuis, tout est désert, hormis ces tristes fleurs
Qui jonchent le parvis des terrasses en pleurs,
Laissant Paris bien fusillée.
Pleurons ces enfants morts au début de la nuit
Dans les rues, dans la salle où le Rock dans son bruit
Avait sa voix déshabillée.

Comment, las, dissiper ces chagrins qui pullulent,
Noyant le bleu des yeux que les pleurs acidulent
Dans l’amertume et la colère.
De soudaines notions font les gens disserter
Sur les lieux que l’on doit à jamais déserter
Tant leur endroit paraît galère.

Enfants de la Patrie où le fameux triptyque
Honore le bandeau de la moindre boutique
Relevez-vous! Sans prendre peur.
Voyez en votre cœur le fond qui prédomine
Et montrez un visage en courageuse mine,
Demeurez fort et bon sapeur.

Croyez m’en donc ! Nous sommes bien armés
Puisque dans nos cerveaux sont des grains bien germés
Nous demandant de la révolte.
Semez encor ce blé qui sait nourrir les gens;
Bientôt viendront les temps où tous les indigents
Sauront chanter pour la récolte.

© Poème posté le 22/11/2015 par Tonindulot

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