Nuit de feux....
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Désormais je ne puis davantage me taire
Tant les bruits de canon font vibrer le silence.
Je ne sais point prier si j’entends ce tonnerre,
Si mon être en émoi suit, penaud, l’ambulance.
Les démons de mes nuits ont sali notre terre
Quand l’avis se donnait sans porter violence
En des lieux de partage où tout être s’affaire
Pour donner, de bon cœur, de l’heur en opulence.
Ma Muse en perdition cherche en vain les bons mots
Qui pourraient, par miracle, empêcher ces marmots
De gésir dans le sang étouffant leur parole.
Les sirènes sans cesse emportent des vivants
Qui s’en vont dans l’effroi arborant en corolle
Une chair attaquée par des chiens poursuivants.
Tant les bruits de canon font vibrer le silence.
Je ne sais point prier si j’entends ce tonnerre,
Si mon être en émoi suit, penaud, l’ambulance.
Les démons de mes nuits ont sali notre terre
Quand l’avis se donnait sans porter violence
En des lieux de partage où tout être s’affaire
Pour donner, de bon cœur, de l’heur en opulence.
Ma Muse en perdition cherche en vain les bons mots
Qui pourraient, par miracle, empêcher ces marmots
De gésir dans le sang étouffant leur parole.
Les sirènes sans cesse emportent des vivants
Qui s’en vont dans l’effroi arborant en corolle
Une chair attaquée par des chiens poursuivants.
