Calypso
4
Au fond de cette caverne reluit
La flamme d'un amour qui s'assoupit,
Toute tremblante une main éparpille
Les cendres bleues de la mélancolie.
Ainsi donc il faut que tout disparaisse
Dans les pâles ombres de la détresse,
L'aube n'est que le rêve de la nuit,
La voile d'un vaisseau qui s'engloutit
Dans les eaux aveugles de l'amnésie
Où les souvenirs se traînent sans vie.
Je voulais cueillir les feuilles du temps
Et les cacher loin des furies du vent,
Je voulais dissiper le crépuscule
Qui de tes yeux reflétait les scrupules,
La voix des anges est trop monotone,
L'éclat des fleurs est devenu si morne,
Les fantômes livides du passé
Se sont lavés dans les eaux du Léthé,
Au bout de cette plage abandonnée
Qu'enflammait une lune épouvantée.
J'écris sur le sable ce testament
Avant de me plonger dans l'océan,
J'écris sur le sable à tous les amants
Que, tristes, ils n'oublient jamais ce chant :
« Dansez autour d'un tourbillon de feu
Vers les Pléïades où vivent les Dieux
Et les âmes dans un champ lumineux,
Hantez les univers en formation
Les spectres lunaires dans les grands fonds
Où sombrent les roses de la passion,
Jetez toutes les semences d'amour
Le long des chemins, le long des détours
Car elles seront moissonnées un jour... ».
La flamme d'un amour qui s'assoupit,
Toute tremblante une main éparpille
Les cendres bleues de la mélancolie.
Ainsi donc il faut que tout disparaisse
Dans les pâles ombres de la détresse,
L'aube n'est que le rêve de la nuit,
La voile d'un vaisseau qui s'engloutit
Dans les eaux aveugles de l'amnésie
Où les souvenirs se traînent sans vie.
Je voulais cueillir les feuilles du temps
Et les cacher loin des furies du vent,
Je voulais dissiper le crépuscule
Qui de tes yeux reflétait les scrupules,
La voix des anges est trop monotone,
L'éclat des fleurs est devenu si morne,
Les fantômes livides du passé
Se sont lavés dans les eaux du Léthé,
Au bout de cette plage abandonnée
Qu'enflammait une lune épouvantée.
J'écris sur le sable ce testament
Avant de me plonger dans l'océan,
J'écris sur le sable à tous les amants
Que, tristes, ils n'oublient jamais ce chant :
« Dansez autour d'un tourbillon de feu
Vers les Pléïades où vivent les Dieux
Et les âmes dans un champ lumineux,
Hantez les univers en formation
Les spectres lunaires dans les grands fonds
Où sombrent les roses de la passion,
Jetez toutes les semences d'amour
Le long des chemins, le long des détours
Car elles seront moissonnées un jour... ».
