Au pont des suicides
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Au bord de son cerveau épars*
Ce jour à l’aphélie du soleil
Sur le tablier gris du départ
L’attend déjà le long sommeil
Il s’avance, s’avance lentement
Qu'importe le temps maintenant?
Qu’au pied des mornes désolances
Gisent foulées toutes belles espérances
Lentement au bas du garde-corps
Il pose ses chaussures élimées
Puis enfin libéré s’envole du bord
Dans l’attelage léger des êtres ailés
* au sens astronomique
Ce jour à l’aphélie du soleil
Sur le tablier gris du départ
L’attend déjà le long sommeil
Il s’avance, s’avance lentement
Qu'importe le temps maintenant?
Qu’au pied des mornes désolances
Gisent foulées toutes belles espérances
Lentement au bas du garde-corps
Il pose ses chaussures élimées
Puis enfin libéré s’envole du bord
Dans l’attelage léger des êtres ailés
* au sens astronomique
