Irreversible
3
Je t'avais offert
Un bouquet de rêves
Roses du désert
A la douce sève
Sous les blancs bouleaux
Et les peupliers
Nous marchions noués
Comme deux anneaux
Un puissant brasier
Consumait nos âmes
C'est ce qui semblait
A nos yeux en flamme
Phénix enlacés
Aux ailes brûlantes
Dans les airs filaient
Comète vibrante
Et puis vint la nuit
Aux étoiles mortes
Et puis vint la pluie
Martelant la porte
Que j'ouvrais timide
Scrutant le jardin
Dans l'espoir avide
De toucher tes mains
Parcourant les plaines
Au linceul d'hiver
Je suivais les veines
Des sombres rivières
Aux aigles accrochés
Aux balcons du ciel
En vain j'invoquais
Ton nom sans pareil
Les sorcières thraces
Capturaient la lune
Pour trouver la trace
De mon infortune
Les mers tourmentées
Par le fouet des vents
Ne m'ont rien confié
Qu'un gémissement
Je suis descendue
Au coeur des volcans
Et n'y ai rien vu
Que pauvres gisants
Mais tous ces voyages
Ont creusé mon âge
J'en reviens aigrie
Sans foi ni amis
De cette maison
S'en vont les saisons
L'horizon est bas
Le temps est si long
Il n'y restera
Qu'un portrait de toi
Dans un médaillon
Sur un marbre froid.
Un bouquet de rêves
Roses du désert
A la douce sève
Sous les blancs bouleaux
Et les peupliers
Nous marchions noués
Comme deux anneaux
Un puissant brasier
Consumait nos âmes
C'est ce qui semblait
A nos yeux en flamme
Phénix enlacés
Aux ailes brûlantes
Dans les airs filaient
Comète vibrante
Et puis vint la nuit
Aux étoiles mortes
Et puis vint la pluie
Martelant la porte
Que j'ouvrais timide
Scrutant le jardin
Dans l'espoir avide
De toucher tes mains
Parcourant les plaines
Au linceul d'hiver
Je suivais les veines
Des sombres rivières
Aux aigles accrochés
Aux balcons du ciel
En vain j'invoquais
Ton nom sans pareil
Les sorcières thraces
Capturaient la lune
Pour trouver la trace
De mon infortune
Les mers tourmentées
Par le fouet des vents
Ne m'ont rien confié
Qu'un gémissement
Je suis descendue
Au coeur des volcans
Et n'y ai rien vu
Que pauvres gisants
Mais tous ces voyages
Ont creusé mon âge
J'en reviens aigrie
Sans foi ni amis
De cette maison
S'en vont les saisons
L'horizon est bas
Le temps est si long
Il n'y restera
Qu'un portrait de toi
Dans un médaillon
Sur un marbre froid.
