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Poème écrit par Stapula

Oculothérapie

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Un agneau, qui souffrait des yeux – son infortune !
Avait en sainte horreur les consultations,
D'ophtalmo, d'oculiste, où s'envolait sa thune,
Les traitements ratés : abominations.
Il vit des grands patrons, tant Leberger, Louaille,
Lagnelle, Lovidé que Lepâtre, Lovin,
Pour le réconforter maniant la gouaille,
Ajoutant, par respect, un peu d'eau dans leur vin.
Dans les soins, intensifs, que de crèmes, pommades,
De baumes, d'opiats, de tisanes, calmants,
Devenant, sans effets, pires que des brimades,
Pour tout dire, à la longue, acharnements déments !
En renfort l'hôpital – Beauregard, Bellevue
Et l'Institut Pasteur, en quête de virus,
Se plantèrent aussi, chacun de la revue,
La victoire impossible, oui ! même à la Pyrrhus.
Au plus haut point tenté de les envoyer paître,
Écœuré, marteler : « Flûte ! c'est du pipeau ! »,
L'enfant de la brebis, en lui l'âme champêtre,
Ne se départira des vertus du troupeau.
C'est au cours d'un spectacle, aux Folies Bergeries,
Au rendez-vous bon temps : la nique au mauvais sort,
Que ses peines, Bélier céleste ! sont guéries,
Et que réapparaît, d'autrefois, le ressort.
Ce soir-là, maints ballets, en légère tenue,
Excitantes, combien ! gigotes, gambadas,
Que dansèrent les stars, leur toison bienvenue
Ainsi que leur chair tendre, à damner dieux, bouddhas,
À s’affranchir, itou, de la sacrée houlette
D’une gent médicale, atout d’autorité,
Font que se rincer l’œil, sans risque de boulette,
Rend l’organe assuré d’une bonne santé.


Le 14 juin 2014.

Tous droits réservés © Poème posté le 28/09/2015 par Stapula

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