Sa palette de tons, qui contraste et détonne
Avec celles d'hiver, et de printemps, d'été,
Des rouges et des bruns, d'une extrême beauté,
De feuilles, champignons... voici venu l'automne,
L'humidité du bois, bruits feutrés, monotone,
Que des fleurs gente fée a quitté, déserté,
Terreau, mousse à vieux gnome, au visage incrusté
Dans une écorce d'arbre, œil plus malin qu'atone,
L'ondine à son départ, dans rivières, étangs,
Exquise, ravissante, en tout lieu, de tout temps,
Ève, en sa nudité, souveraine, princière,
Qui laisse son eau pure, ô dieux ! à quel sabbat,
Quel ballet de balai chevauché par sorcière,
Le monde de Féerie : arène de combat !
Le 18 février 2005.
