Tunnel
Sur un vélo prêté, hors d’usage les freins,
Dévalant une côte, à très grande vitesse,
Je ne pus éviter, on sait leur robustesse,
Une clôture, en bas, emprisonnant les trains.
Le choc fut violent ; les cieux restant sereins,
Les onze ans de ma vie, un seul mot : survitesse,
Défilèrent, blanc pur, ô la délicatesse !
Un tunnel, de bonté tous mes pores empreints.
N’ai-je pas mis en branle, aussi bien dans mon être
Que dans le proche espace, une quasi fenêtre
Vers l’au-delà ouverte, atomes libres, fous ?
Entraînant les couleurs dans quelle sarabande,
Au point de recréer, trépassés garde-fous,
Avant le noir total, l’éclat... de contrebande ?
Le 5 août 2015.
Dévalant une côte, à très grande vitesse,
Je ne pus éviter, on sait leur robustesse,
Une clôture, en bas, emprisonnant les trains.
Le choc fut violent ; les cieux restant sereins,
Les onze ans de ma vie, un seul mot : survitesse,
Défilèrent, blanc pur, ô la délicatesse !
Un tunnel, de bonté tous mes pores empreints.
N’ai-je pas mis en branle, aussi bien dans mon être
Que dans le proche espace, une quasi fenêtre
Vers l’au-delà ouverte, atomes libres, fous ?
Entraînant les couleurs dans quelle sarabande,
Au point de recréer, trépassés garde-fous,
Avant le noir total, l’éclat... de contrebande ?
Le 5 août 2015.
