Une Terre brûlée, un ciel de cendre, la lumière s'est enfuie.
Seul reste ici, un vent asthmatique soufflant sur l'étang gris.
C'est un vieil étang pollué, à la fin de sa vie.
Un avion au-dessus passe en comptant ses rides.
Comme un oiseau jouant d'une coquille vide,
Le canadair plonge et arrache à l'eau grise
Sur ces lambeaux de peau, trois gouttes de sueur.
Il va sur le grand feu cracher sa maigre prise
Que le vent asthmatique ravive de couleurs.
