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L'appel des tam-tams
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Déesse aux flancs d'ébène,
L'Afrique se révèle,
En son ardente haleine,
que la savane est belle !

Quand le soleil chavire
Ses soies rouge-vermeil
Et que le temps s'étire
Aux cornes des gazelles...
S'éveillent les tam-tams ondulants, obsédants,
Martelant les entrailles et les tempes du vent.

Herbivores en errance,
Carnivores de passage,
La vie, la mort : leur danse
C'est la faune sauvage.

Dans le soir qui se couche,
Les lions font la loi,
En fol élan farouche
Où se mêlent les voix
Des tam-tams en délire,ondulants,
obsédants,
Martelant les entrailles et les tempes du vent.

Malgré de sombres échos
En tempo sur les plaines,
Quand, encore, il lui faut
Secouer bien des chaînes...

Nous raconte l'Afrique
En pagnes de couleurs,
Ses femmes magnifiques
Et ses enfants rieurs...
Au son de ces tam-tams, ondulants, obsédants,
Martelant les entrailles et les tempes du vent.

Femme noire, fière allure,
Quand ton chant est joyeux,
Des reflets d'ambre pur
Ondulent dans tes yeux

Et l'enfant sur ton dos
S'endort, vite apaisé,
Au doux chaud de ta peau
Que viennent encore bercer...
Les tam-tams en délire, ondulants, obsédants,
Martelant les entrailles et les tempes du vent.

Ces tambours lancinants
Répètent sans se lasser,
Les contes envoûtants
De leur terre sacrée,

Qui a vu ses rivages
Est marqué pour longtemps,
Comme d'un tatouage,
D'un souvenir brûlant...
S'en reviennent les tam-tams, ondulants, obsédants,
Martelant les entrailles et les tempes du vent.

Les oreilles ne sont jamais lassées d'entendre

Citation africaine

© Poème posté le 01/07/2015 par Mijo

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