Brownies
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Bienveillants, paresseux, extrêmement frileux
Pour ne guère quitter, près de la cheminée,
Leur bon coin familier, où, s'écoulant l'année,
Ils passent, à dormir, leur temps, leurs beaux yeux bleus
De rêves étoilés, purs, charmeurs, fabuleux,
Entrevus au travers d'une affectionnée
Fourrure épaisse brune, à jamais enchaînée
Au porteur, poil simiesque, et doux, et chaud, moelleux,
Se nourrissent de crème, et pains noirs, bières brunes,
Et de gâteaux de miel, le couteau, pour des prunes
Élément du couvert, dont ils ont sainte horreur,
Parfois pour s'amuser, sur les cloisons jaunies,
Sur un fer à cheval accroché, persifleurs,
Se balancent, joyeux, ces lutins, les brownies.
Le 22 février 2005.
Pour ne guère quitter, près de la cheminée,
Leur bon coin familier, où, s'écoulant l'année,
Ils passent, à dormir, leur temps, leurs beaux yeux bleus
De rêves étoilés, purs, charmeurs, fabuleux,
Entrevus au travers d'une affectionnée
Fourrure épaisse brune, à jamais enchaînée
Au porteur, poil simiesque, et doux, et chaud, moelleux,
Se nourrissent de crème, et pains noirs, bières brunes,
Et de gâteaux de miel, le couteau, pour des prunes
Élément du couvert, dont ils ont sainte horreur,
Parfois pour s'amuser, sur les cloisons jaunies,
Sur un fer à cheval accroché, persifleurs,
Se balancent, joyeux, ces lutins, les brownies.
Le 22 février 2005.
