Ne reste que...
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Simple humain parmi les humains
On ne peut retenir la vie
Quand elle s’échappe des mains
De ceux qui rendent leurs demains
Dans l’abandon qui les convie
Si loin de nos pauvres chemins
Dans la laideur de ma détresse
Je l’ai pourtant imaginé
Me prenant pour une déesse
Désavouant sa petitesse
Sur l’épilogue paginé
Du devenir d’une promesse
Du mensonge jusqu’au pardon
La route est longue et difficile
Quand la rose devient chardon
Et que la sève est amidon
Ne reste que l’ombre indocile
D’une gésine sans cordon
Un bout de soi que l’on ampute
Et le passé n’en finit pas
D’offrir la lame qui l’affûte
Faisant dans l’âme la culbute
Route vers l’éternel trépas
De l’histoire que l’on réfute
Juste flottant, juste mouvant,
On ne peut retenir le souffle
De l’éphémère dérivant
Loin de la mer loin du vivant
Et l’évidence se camoufle
Dans la mémoire s’abreuvant…
On ne peut retenir la vie
Quand elle s’échappe des mains
De ceux qui rendent leurs demains
Dans l’abandon qui les convie
Si loin de nos pauvres chemins
Dans la laideur de ma détresse
Je l’ai pourtant imaginé
Me prenant pour une déesse
Désavouant sa petitesse
Sur l’épilogue paginé
Du devenir d’une promesse
Du mensonge jusqu’au pardon
La route est longue et difficile
Quand la rose devient chardon
Et que la sève est amidon
Ne reste que l’ombre indocile
D’une gésine sans cordon
Un bout de soi que l’on ampute
Et le passé n’en finit pas
D’offrir la lame qui l’affûte
Faisant dans l’âme la culbute
Route vers l’éternel trépas
De l’histoire que l’on réfute
Juste flottant, juste mouvant,
On ne peut retenir le souffle
De l’éphémère dérivant
Loin de la mer loin du vivant
Et l’évidence se camoufle
Dans la mémoire s’abreuvant…
