Le cri
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Dans le brouillard d’un temps maussade
Le vent se love en un sanglot
Sur la psyché qui se torsade
Elle s’enfouit dans son cachot
Et se ramasse en sa spirale
Un haut le cœur brise le mot
Un être seul, un matin pâle,
Ratatiné, tout tremblotant,
Au plus profond de sa cavale
Il se démet d’un corps flottant
Et fixement ses yeux suffoquent
Sur un hoquet le ligotant
Effets miroirs qui s’entrechoquent
L’homme titube en gémissant
Les soubresauts qui le disloquent
Dans le silence assourdissant
De ce tunnel sans dérobade
Il se met à hurler crissant…
Sylvie
