Rose la plus belle au monde,
Délicate mappemonde,
Qui m'attires, guilleret,
Sans arrêt,
Vers tes douces étendues,
Tes éminences dodues,
Une gorge de satin,
Encaissée une vallée,
Sous mousse dissimulée
Clair châtain,
Offre-moi tes yeux noisette,
Air en fête de musette,
Les reflets d'un distillat
Vif éclat,
Pour en Toi me plonger, lire,
Pris, Dieu sait, par quel délire !
Les versets de ta candeur,
Tes secrets, volcan, fontaine,
Musique napolitaine,
Venise dans sa splendeur...
Et tes sourires : tendresse,
Bonté, velours de caresse,
Vertus de corsos fleuris,
Hors les cris,
Prêt, tes fossettes charmantes,
Attraits de combien d'amantes !
À me soumettre à ta loi,
Me voudrais-tu trouvère,
Vert soupirant, primevère,
Des orfèvres saint Eloi ?
Et tes lèvres, pulpes mûres,
Aux délectables murmures,
Fruits juteux, appétissants,
Tumescents,
Avide, ma bouche, d'elles,
Qui les veut, comme des ailes
D'un volage papillon,
Effleurer, goûter sans cesse,
Divin leur suc, ma Princesse,
Muse, Balkis, Cendrillon !
Et puis, libre, heureuse, ouverte,
De l'un l'autre découverte,
Ton corps, astre épanoui,
Inouï,
Méritant bonheur immense,
Intarissable semence,
Fécondes moissons records,
Élans vers les hautes cimes,
Épicuriennes maximes,
Trésors naturels : décors,
Fondu mon être en ton être
Pour toujours naître, renaître
De notre vie attributs
Et seuls buts,
Du passé nos habitudes
Régissant nos attitudes,
Conjuguons, note d'humour,
Sûre toilette de l'âme,
Cœur où couve la flamme,
Tous deux, au présent, l'Amour !
Le 28 mai 2007.
