Céleste toile
Le ciel est un tableau sans cesse en mouvement,
Un régal pour les yeux qu'il attire et entraîne
Dans chaque cardinal et vaste appartement,
Y demeurant la nuit l'étoile souveraine.
Dans ses champs infinis, j'ai vu le laboureur
Creuser l'âpre sillon, hoquetant la charrue,
Assis sur un pliant, près d'un saule pleureur,
Un pêcheur du dimanche et sa gaule bourrue.
Prime scène, aujourd'hui, sur fond bleu, pur et clair,
Seul Dieu sait quelle fée, entre ses doigts la harpe
Qu'un zéphyr fait frémir, batifolant dans l'air
Qui s'étire, à loisir, vaporeuse, une écharpe.
Peut-être, transhumants, verrai-je des moutons,
Guidés par leur berger, pas à pas, en silence,
De joyeux garnements en guerre... des boutons...
L'éternel Don Quichotte et son épique lance,
La mer pour nouveau cadre, au coucher de Phébus,
Épousant l'horizon aux ondes extatiques :
Un fleuve rouge sang, in naturalibus
Un couple de l'espace aux grecs canons antiques,
Augures de tempête, au galop, des coursiers,
Robes d'un noir sinistre, échappés, en furie,
Aux poudres mettant feu, les éclairs plus qu'aciers
En fusion, brûlant, d'enfer la fonderie ?
Puisse l'humain jouir des nuages longtemps,
Ces marchands ambulants de fantasme, de rêve,
Avant néant fatal, assassins du printemps,
Du soleil : pollueurs, pour qui le monde crève !
Un régal pour les yeux qu'il attire et entraîne
Dans chaque cardinal et vaste appartement,
Y demeurant la nuit l'étoile souveraine.
Dans ses champs infinis, j'ai vu le laboureur
Creuser l'âpre sillon, hoquetant la charrue,
Assis sur un pliant, près d'un saule pleureur,
Un pêcheur du dimanche et sa gaule bourrue.
Prime scène, aujourd'hui, sur fond bleu, pur et clair,
Seul Dieu sait quelle fée, entre ses doigts la harpe
Qu'un zéphyr fait frémir, batifolant dans l'air
Qui s'étire, à loisir, vaporeuse, une écharpe.
Peut-être, transhumants, verrai-je des moutons,
Guidés par leur berger, pas à pas, en silence,
De joyeux garnements en guerre... des boutons...
L'éternel Don Quichotte et son épique lance,
La mer pour nouveau cadre, au coucher de Phébus,
Épousant l'horizon aux ondes extatiques :
Un fleuve rouge sang, in naturalibus
Un couple de l'espace aux grecs canons antiques,
Augures de tempête, au galop, des coursiers,
Robes d'un noir sinistre, échappés, en furie,
Aux poudres mettant feu, les éclairs plus qu'aciers
En fusion, brûlant, d'enfer la fonderie ?
Puisse l'humain jouir des nuages longtemps,
Ces marchands ambulants de fantasme, de rêve,
Avant néant fatal, assassins du printemps,
Du soleil : pollueurs, pour qui le monde crève !
Le 25 janvier 2008.
