Rupture
1
Je m’éloigne en silence, l’entorse.
Chasser mon visage, double écorce.
Malgré tout, crier, bomber le torse.
Poursuivre l’inexactitude, l’amorce.
Une main saisit mon épaule chancelante.
Un ciel en témoigne, étoile filante.
Des paroles toujours des paroles soûlantes.
Un mal atroce, des allégations sanglantes.
Tempête glaciale, porte devenue close.
Le continuel incessant, l’ankylose
Dans l’attente d’un printemps, explose.
Maintenant vie sereine, l’espoir d’une nouvelle Rose.
André, épervier
