Vois-tu là-bas ou bien ici...
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Vois-tu, là-bas, le ciel qui rougit sous le vent ?
Il indique le temps d’embraser notre entente.
A trop analyser on finit dans l’attente
Du seul jour où la poule aura sa seule dent.
Vois-tu, là-bas, le saule en train de déployer
Ses longs filets feuillus pareils à des ficelles ?
Nouons les en cordons, faisons des balancelles
Sur lesquelles jouer sans payer de loyer.
Vois-tu, là-bas, la souche encline à dépérir ?
Un vent bien trop hardi, jadis, secoua l’arbre.
Et le vieux paysan, nervuré tel un marbre,
A coupé ses longs bras, ne pouvant le guérir.
Vois-tu, là-bas, la rive avec ses promeneurs ?
Ici, sur notre berge, un chien flairant se traîne
Et va, tout galopant, se fondre dans la plaine
Où le gibier traqué réchappe aux aboyeurs.
Vois-tu, ici tout près, ce gentil rossignol
Qui va de branche en branche en essayant son trille ?
Il sait que les amours au temps qui se gaspille
Perdent de leurs effets et fait l’être guignol.
Il indique le temps d’embraser notre entente.
A trop analyser on finit dans l’attente
Du seul jour où la poule aura sa seule dent.
Vois-tu, là-bas, le saule en train de déployer
Ses longs filets feuillus pareils à des ficelles ?
Nouons les en cordons, faisons des balancelles
Sur lesquelles jouer sans payer de loyer.
Vois-tu, là-bas, la souche encline à dépérir ?
Un vent bien trop hardi, jadis, secoua l’arbre.
Et le vieux paysan, nervuré tel un marbre,
A coupé ses longs bras, ne pouvant le guérir.
Vois-tu, là-bas, la rive avec ses promeneurs ?
Ici, sur notre berge, un chien flairant se traîne
Et va, tout galopant, se fondre dans la plaine
Où le gibier traqué réchappe aux aboyeurs.
Vois-tu, ici tout près, ce gentil rossignol
Qui va de branche en branche en essayant son trille ?
Il sait que les amours au temps qui se gaspille
Perdent de leurs effets et fait l’être guignol.
