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Fends la bise....
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Que la villanelle soit la fleur de ces beaux jours à venir

Au souffle sec du vent du Nord
Je marche droit pour faire face ;
Il est si froid cet air qui mord.

Et l’alouette au frêle corps
Me jette un œil dans son surplace
Au souffle sec du vent du Nord.

Or le guetteur du mirador
Voit de très loin ce qui me glace ;
Il est si froid cet air qui mord.

Soudain le cri d’un vieux condor,
Tel un éclair, remplit l’espace,
Au souffle sec du vent du Nord.

Il trône au ciel et, sans effort,
Déploie, en grand, son vol rapace ;
Il est si froid cet air qui mord.

J’irai plus tard, pour réconfort,
Dans le château qui fait palace
Au souffle sec du vent du Nord.
Il est si froid cet air qui mord.

© Poème posté le 01/03/2015 par Tonindulot

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