Nostalgie, tu m'enivres… !
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…Il m’arrive d’oxygéner mes visions
De réduire les folles étapes d’une avancée
Des lignes en aval juxtaposées en étagères
Je déduis les lettres non conformes
On croit qu’on est en voyage permanent
Que la nouvelle toile nous fait inviter
Que les couleurs sont prêtes à s’étendre
Et qu’il suffit de puiser la rosée du flux nerveux
De l’étaler à la suite des touches
Et puis tout va s’enchaîner librement…
Lourde est cette marche à l’aveuglette
Quand l’ébauche se fait gauche
Que la lumière refuse l’ombre
Et que l’ombre se détache nonchalante
Le cri reste dans son état virginal
Avant d’exploser en vagissements
La main s’accroche à l’encolure d’une échappée
Tout finit par dévaler l’escalier du temps
Emportant dans la crinière du crépuscule
Les derniers rayons d’un long rêve…
Silence, je ne fais que tourner
Escalader les monts d’une autre inspiration
L’enrober du prisme d’un rai en expansion
Déplacer le centre de gravité d’une lueur
Qui a l’instar de la lumière crue
Vient se suspendre sur une glace sans tain
Cadre d’une glace qui ne porte que le nom
Oui, je t’ai vue passer dans l’aire d’un regard
Simple démarche d’une fée sans baguette
Et puis juste le temps de t’appeler
D’accrocher les dernières teintes de ton visage
Tu t’envoles au bras du soir évanescent
Aussi sublime qu’un lever d’un jour d’été
Ou aussi enchanteresse qu’un crépuscule
Sur la page des dunes de mon grand désert…
© kacem loubay
Dimanche 26 Mars 2006
Khénifra – Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l’autre rive
