Passion et compassion
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O beaux lais fort dansants! Vous mettez en nos vies
Ce doux bouillonnement
Qui brûle nos soucis;
Restez donc bien pensants et gavez nos envies
De cet embrasement
Aux talents adoucis.
Si l’amour déclinant est un feu qui s’éteint
Le souffle de l’haleine
Peut relancer sa braise.
Mais faut-il, badinant, au prix d’un baratin,
Pour effacer sa peine,
Retrouver la fournaise ?
Poèmes enflammés, vous qui dîtes très fort
En ce lieu attentif,
Tout le poids de nos peines
Vous êtes acclamés pour nous livrer confort
Dans le mot expressif
Qui met l’heur en nos veines.
Je vois en cet endroit de quoi nous sustenter
Car nos faims d’amitié
Nous rendent très sensibles.
Lors, que tout maladroit qui ne sait qu'attenter
Soit chassé sans pitié
Vers des ports impassibles.
Ce doux bouillonnement
Qui brûle nos soucis;
Restez donc bien pensants et gavez nos envies
De cet embrasement
Aux talents adoucis.
Si l’amour déclinant est un feu qui s’éteint
Le souffle de l’haleine
Peut relancer sa braise.
Mais faut-il, badinant, au prix d’un baratin,
Pour effacer sa peine,
Retrouver la fournaise ?
Poèmes enflammés, vous qui dîtes très fort
En ce lieu attentif,
Tout le poids de nos peines
Vous êtes acclamés pour nous livrer confort
Dans le mot expressif
Qui met l’heur en nos veines.
Je vois en cet endroit de quoi nous sustenter
Car nos faims d’amitié
Nous rendent très sensibles.
Lors, que tout maladroit qui ne sait qu'attenter
Soit chassé sans pitié
Vers des ports impassibles.
