L' Arbre d' Or
2
Assis sur les marches de ma mémoire,
Je voyage dans les champs du passé,
Mes souvenirs font de la balançoire
Sur le murmure de l’arbre doré…
Un tourbillon d’éthérés sentiments,
Dans une immense et folle profusion,
M’envahit quand je perçois clairement
Cet ombrage roux où nous nous aimions.
Je revois l’irrationnelle passion,
L’audace gênée du premier baiser,
Et entre deux ces moments d’abandon
Quand tu arrivais, comme vient l’été.
Je me couchais sous le grand cerisier…
S’insinuant derrière ma chemise
Me rendaient fou lorsque je les mordais
Tes lèvres en feu, du rouge des cerises.
Dans la danse sensuelle des feuilles
Je sens tout ce soleil qui nous comblait,
Et sans pouvoir le retenir j’en cueille
Un rai pour le soir qui m’a rattrapé.
Car revoici le cours lent du présent,
Dans son étroit et ruiné corridor,
De mon passé il ne reste, souffrant,
Que ce doux murmure, sous l’arbre d’or.
Je voyage dans les champs du passé,
Mes souvenirs font de la balançoire
Sur le murmure de l’arbre doré…
Un tourbillon d’éthérés sentiments,
Dans une immense et folle profusion,
M’envahit quand je perçois clairement
Cet ombrage roux où nous nous aimions.
Je revois l’irrationnelle passion,
L’audace gênée du premier baiser,
Et entre deux ces moments d’abandon
Quand tu arrivais, comme vient l’été.
Je me couchais sous le grand cerisier…
S’insinuant derrière ma chemise
Me rendaient fou lorsque je les mordais
Tes lèvres en feu, du rouge des cerises.
Dans la danse sensuelle des feuilles
Je sens tout ce soleil qui nous comblait,
Et sans pouvoir le retenir j’en cueille
Un rai pour le soir qui m’a rattrapé.
Car revoici le cours lent du présent,
Dans son étroit et ruiné corridor,
De mon passé il ne reste, souffrant,
Que ce doux murmure, sous l’arbre d’or.
