Réponse à votre lettre...
2
Voyez en ma missive un pli reconnaissant
Vous parlant, à mon tour, du goût pour la réplique.
Je ne sais si l’envoi est un trait professant,
Mais je lui vois soudain un destin symbolique.
Je vous dis, avec heur, un propos d’amitié
Qui, sentant le respect, a la fibre du vôtre.
Sans faire ablution dans un sec bénitier
Je vous parle, sans fard, comme un bon vieil apôtre.
Ce port de Prosélyte est comme acte de foi
Que je porte accroché, tel l’estoc à la taille.
Car mon pays du Lot se disait autrefois
Grande zone de paix et non lieu de bataille.
Les Anglais, hors week-end, nous ont tenus cent ans
Dérobant nos bons vins pour les mettre à leur table,
Les envoyant, par mer, sur leur Île, s’entend.
Ils les buvaient sans doute en endroit confortable.
Découvrez en ma verve un fort joli penchant
Qui veut, sans défaillir, prolonger notre échange
Car, soudain, j’entrevois dans votre dernier chant
Que se glisse en pâture une belle louange.
Nos élans respectifs nous portent vers des nues
Qui sont hors de portée, étant jardin secret ;
Mais l’Eden est désert, pour cause de bévues,
Car des gens, indûment, ont raillé son décret.
Dans vos plis vous parlez de lointains paysages
Qui peuplent d’oasis des terrains désertiques.
Et ce vent dit du SUD avecque ses mirages
Vous le placez bien haut en propos emphatiques.
Votre verbe est porteur d’aphorismes si beaux
Que les lire en apporte une science nouvelle.
Dites moi, dans l’ardeur, brandissant vos flambeaux
Que votre douce nef était la Caravelle.
Vous parlant, à mon tour, du goût pour la réplique.
Je ne sais si l’envoi est un trait professant,
Mais je lui vois soudain un destin symbolique.
Je vous dis, avec heur, un propos d’amitié
Qui, sentant le respect, a la fibre du vôtre.
Sans faire ablution dans un sec bénitier
Je vous parle, sans fard, comme un bon vieil apôtre.
Ce port de Prosélyte est comme acte de foi
Que je porte accroché, tel l’estoc à la taille.
Car mon pays du Lot se disait autrefois
Grande zone de paix et non lieu de bataille.
Les Anglais, hors week-end, nous ont tenus cent ans
Dérobant nos bons vins pour les mettre à leur table,
Les envoyant, par mer, sur leur Île, s’entend.
Ils les buvaient sans doute en endroit confortable.
Découvrez en ma verve un fort joli penchant
Qui veut, sans défaillir, prolonger notre échange
Car, soudain, j’entrevois dans votre dernier chant
Que se glisse en pâture une belle louange.
Nos élans respectifs nous portent vers des nues
Qui sont hors de portée, étant jardin secret ;
Mais l’Eden est désert, pour cause de bévues,
Car des gens, indûment, ont raillé son décret.
Dans vos plis vous parlez de lointains paysages
Qui peuplent d’oasis des terrains désertiques.
Et ce vent dit du SUD avecque ses mirages
Vous le placez bien haut en propos emphatiques.
Votre verbe est porteur d’aphorismes si beaux
Que les lire en apporte une science nouvelle.
Dites moi, dans l’ardeur, brandissant vos flambeaux
Que votre douce nef était la Caravelle.
