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Ecoutez sans ciller le souffle de ma voix...
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Écoutez, sans ciller, le souffle de ma voix
Qui vous parle aux beaux soirs, près de votre fenêtre.
L’échelle, sise au coin, attend pour me permettre
D’accéder au balcon où, ravi, je vous vois.

Si des bruits concurrents déposent leur pourvoi,
Empêchant indûment que je dise ma lettre
Je ravive mon ton et dès lors tout votre être
S’émeut incontinent d’un aussi bel envoi.

Lors, vous-même, en écho, dites quelques répliques
En faisant de vos mains les gestes angéliques
Qui font battre mon cœur et blêmir votre port.

Il me semble, soudain, qu’une scène pareille
Fut écrite autrefois dans autant de transport,
Prêtant au dit Amour une attentive oreille.

© Poème posté le 16/01/2015 par Tonindulot

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