Les vaches heureuses de ma vallée
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Elles ne sont ni grasses ni maigres non plus,
Assez musclées, plutôt chichement mamelues,
Grimpent deux fois par jour allègrement la pente
Pour s’en aller brouter les herbes odorantes.
On les laisse vivre en paix la belle saison,
A l’aube et au couchant rentrent à la maison,
Pour donner au vacher leur lait vitaminé
Sans se soucier qu’il soit subventionné.
L’été les voit se prélasser, ces braves dames,
Comme leurs cousins lointains, les hippopotames,
Vautrées à la queue leu-leu dans le frais ruisseau,
Se grattant l’échine aux branches des arbrisseaux.
Quand novembre s'annonce et que le froid s’installe,
Dans la chaude étable elles regagnent leurs stalles.
C’est là qu’elles couveront, tout au long de l’hiver,
Une nouvelle vie dans leurs doux flancs de mères.
Assez musclées, plutôt chichement mamelues,
Grimpent deux fois par jour allègrement la pente
Pour s’en aller brouter les herbes odorantes.
On les laisse vivre en paix la belle saison,
A l’aube et au couchant rentrent à la maison,
Pour donner au vacher leur lait vitaminé
Sans se soucier qu’il soit subventionné.
L’été les voit se prélasser, ces braves dames,
Comme leurs cousins lointains, les hippopotames,
Vautrées à la queue leu-leu dans le frais ruisseau,
Se grattant l’échine aux branches des arbrisseaux.
Quand novembre s'annonce et que le froid s’installe,
Dans la chaude étable elles regagnent leurs stalles.
C’est là qu’elles couveront, tout au long de l’hiver,
Une nouvelle vie dans leurs doux flancs de mères.
