Artiste des rues sous les guirlandes de Noël
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Le violoniste dans la ruelle
S'applique à faire son numéro,
En affrontant le froid cruel
Dans son simple habit de Pierrot.
Sur une estrade de fortune
Il fait toujours les mêmes gestes,
S'adressant en vain à la lune
Qui ce soir n'est pas de la fête.
A quoi pense-t-il le baladin
Tandis que son archet frétille ?
Colombine est partie au loin,
Il est seul dans la grande ville.
Il joue sur sa boîte magique
Le meilleur de son répertoire
Et les flonflons de sa musique
Ne sont que sanglots dans le soir.
Derrière les vitres on aperçoit
Les derniers sapins qui scintillent;
Noël s'en est allé déjà
Et le Jour de l'An se profile.
Les passants courent aprés le temps,
Ignorant cette ombre légère,
Un Pierrot ce n'est pas marrant
Dans la grisaille de l'hiver.
Tandis que la nuit s'en revient,
Que sonne l'heure au vieux clocher,
La neige tourbillonne sans fin,
Il est temps d'aller se coucher...
Car mon Pierrot n'a plus l'espoir
De voir s'emplir son escarcelle
Et dans les rues il se fait tard
Sous les guirlandes de Noël.
S'applique à faire son numéro,
En affrontant le froid cruel
Dans son simple habit de Pierrot.
Sur une estrade de fortune
Il fait toujours les mêmes gestes,
S'adressant en vain à la lune
Qui ce soir n'est pas de la fête.
A quoi pense-t-il le baladin
Tandis que son archet frétille ?
Colombine est partie au loin,
Il est seul dans la grande ville.
Il joue sur sa boîte magique
Le meilleur de son répertoire
Et les flonflons de sa musique
Ne sont que sanglots dans le soir.
Derrière les vitres on aperçoit
Les derniers sapins qui scintillent;
Noël s'en est allé déjà
Et le Jour de l'An se profile.
Les passants courent aprés le temps,
Ignorant cette ombre légère,
Un Pierrot ce n'est pas marrant
Dans la grisaille de l'hiver.
Tandis que la nuit s'en revient,
Que sonne l'heure au vieux clocher,
La neige tourbillonne sans fin,
Il est temps d'aller se coucher...
Car mon Pierrot n'a plus l'espoir
De voir s'emplir son escarcelle
Et dans les rues il se fait tard
Sous les guirlandes de Noël.
Il n'est pire solitude que celle qui naît de l'indifférence des autres.
Martin Gray
Martin Gray
