Anonymes beautés que la fatalité
Plaça sur nos chemins comme un rêve, un mirage,
Un besoin fou d'aimer, autant que d'être aimé,
Allume nos regards, éclaire nos visages:
Un regard qui plonge dans les cœurs et les âmes
Et les fouille, acéré comme une fine lame;
Un regard qui s'y noie et qui bien incrusté
Est le piment de la sentimentalité.
Riche de mille sens pour se passer de mot,
Ce regard meublerait des siècles de silence,
Ce regard qui dure l'espace d'un crédo
Et dont la mémoire a gardé la quintessence.
A peine regardés que déjà en allés
Vers une destinée que l'on sait lors ratée,
Je ne sais pas pourquoi nous n'avons fait le geste
Pour rester vivre encor ces minutes célestes.
Poème écrit par
Louis Vibauver
Anonymes beautés
3
Mis en musique par JMD
Tous droits réservés © Poème posté le 22/11/2014 par Louis Vibauver
...
