En tête, une tempête
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Je ne sais pas ce que tu fais
quand tu as en tête
comme une tempête...
Tu as renversé le lait ,
déchiré ma lettre :
tu m'aurais volontiers
découpé selon les pointillés
et fait disparaître
en piquant des aiguilles
au cœur même des mots
tordant mes boyaux
plantant autant de banderilles,
d'un sourire cruel :
que mon être s'embrase,
que je ravale mes phrases
( en attendant un petit opinel
pourrait faire l'affaire
juste avant le dessert ) ,
ou une piqûre mortelle ,
qui m'attendrait
en poste restante :
une réponse cinglante ,
qui me clouerait
à force cris
par retour de courrier,
pieds et poings liés
( au pilori ).
-
RC
à partir d'un écrit de Murièle Modely, qui suit...
-
" Parfois une phrase te fait le même effet
qu'un glaçon sucé
en plein soleil, un après midi d'été
morsure et frisson
sur la peau et la langue
parfois une phrase se plante d'un seul coup
en plein milieu du cœur
en gros bouillons de mots, entre la veine et l'aorte
parfois tu es vivante, d'autres fois morte
mais toujours la phrase va et vient quand tu
écosses les petits pois
écoutes la radio
fais l'amour
lis un livre
voilà ce qu'elles font, les phrases
qui te retournent, t'attrapent, t'embrassent à pleine
bouche
ces phrases
qui n'ont aucun sens, aucune raison d'être
à part d'être jolies, ou tendres, ou dures
caresse et morsure
sur la joue et la main "
-
" Parfois une phrase te fait le même effet
qu'un glaçon sucé
en plein soleil, un après midi d'été
morsure et frisson
sur la peau et la langue
parfois une phrase se plante d'un seul coup
en plein milieu du cœur
en gros bouillons de mots, entre la veine et l'aorte
parfois tu es vivante, d'autres fois morte
mais toujours la phrase va et vient quand tu
écosses les petits pois
écoutes la radio
fais l'amour
lis un livre
voilà ce qu'elles font, les phrases
qui te retournent, t'attrapent, t'embrassent à pleine
bouche
ces phrases
qui n'ont aucun sens, aucune raison d'être
à part d'être jolies, ou tendres, ou dures
caresse et morsure
sur la joue et la main "
