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Le leurre
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Des larmes fines et élégantes comme un frisson
Coulaient le long de nos rides
Les années agonisaient et le temps semblait lézarder l’éphéméride
Et nos mains chevrotaient à toute saison.

Dans la tiédeur illisible, où chaque minute se compte,
Sur les doigts de la main, au son cadencé du silence,
La vibration du sablier qui décompte
Bercer ainsi qu’un médiator qui se balance.

Sur la table à la nappe surannée que rien ne s’ignore,
Parmi les verres éraillés, les couverts et les assiettes,
Résonne le rire des enfants anéantis sous l’aurore.

Et faire danser pour quelques heures
Ces instants qui ne sont que des miettes
Qu’une belle farandole, décimée en leurre.

© Poème posté le 15/02/2018 par Colline

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