L'étoile de ma liberté
2
Le vent de ma mémoire ne soulevait plus
Que le sable abrasé de ta voix,
Et mon corps, détendu et léger,
Se relevait,
Insensible à l’écho des vagues
D’un vieil arrière-temps
Qui ne comptait plus.
J’étais seulement fourbu
De toutes ces quantités d’heures,
Comme autant de poignées de terre
Passées à inhumer ton nom,
Un peu plus loin,
Au plus profond.
Je ne souffrais plus.
Ternes, dans la nuit qui descendait,
Se brisaient en morceaux
Les miroirs fossilisés du passé :
Sensation étrange
D'une terrible,
Inconnue,
Exaltante liberté
Qui semblait chuchoter
Que je ne sentirais pas
Le tranchant de la falaise,
Si mon pas venait à faillir.
Son étoile ensoleillait l’abîme.
Sans une once d’inquiétude,
Je la poursuivais.
Que le sable abrasé de ta voix,
Et mon corps, détendu et léger,
Se relevait,
Insensible à l’écho des vagues
D’un vieil arrière-temps
Qui ne comptait plus.
J’étais seulement fourbu
De toutes ces quantités d’heures,
Comme autant de poignées de terre
Passées à inhumer ton nom,
Un peu plus loin,
Au plus profond.
Je ne souffrais plus.
Ternes, dans la nuit qui descendait,
Se brisaient en morceaux
Les miroirs fossilisés du passé :
Sensation étrange
D'une terrible,
Inconnue,
Exaltante liberté
Qui semblait chuchoter
Que je ne sentirais pas
Le tranchant de la falaise,
Si mon pas venait à faillir.
Son étoile ensoleillait l’abîme.
Sans une once d’inquiétude,
Je la poursuivais.
