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Aube d'hiver
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La brume lointaine étend
Sur l'aube encore engourdie
Le voile à peine flottant
De sa caresse assourdie.

Le lac est comme effacé
Entre le ciel et la terre,
Son souffle est comme égaré
Sur sa rive passagère.

Tout est silence et lenteur
Parmi la plaine immobile,
Tout est froidure et pâleur,
Tout est lumière fragile.

Quelques arbres seulement,
Silhouettes devinées,
Semblent tracés simplement
En ombres inachevées.

Rien ne trouble ni n'émeut
Cette vaste solitude,
Rien ne vit, rien ne se meut
Dans cette étrange hébétude.

Car la brume qui s'étend
Sur l'aube encore engourdie
Est comme un voile flottant,
Une caresse assourdie ...

© Poème posté le 25/01/2018 par Ombrefeuille

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