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À l'heure où j'écris ses lignes
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Je me réveille au son strident
De l’alarme de mon mal être
L’unique son qui m’extirpe
De ce gouffre nocturne
Au plafond touchant le sol
Les murs mes oreilles
À l'heure où j'écris ses lignes

Les yeux encore gorgés de larmes
Je suis en tête à tête
Entre nuages et source
Avec le monde du vide
Tous les oiseaux ont quitté le ciel
Les poissons la rivière
À l'heure où j'écris ses lignes

Nous sommes tous des jouets de la vie
Il faut que j'aille au fond de l'inconnu
Pour déchiffrer un nouveau sens
Une nouvelle dimension
À la vie à nos vies à la mienne
Pour préserver le lien
À l'heure où j'écris ses lignes

Pour sauver son âme
Sans oublier celles des autres
Il faut espérer le meilleur
Pour ne pas s'en rendre compte
Et prendre ce qui vient
C'est sans doute ça le bonheur
À l'heure où j'écris ses lignes

Le vide est une substance illicite
Vide que l'on redoute tous
Qu’isole le processeur humain
Toutes ses choses simples
Qui nous font tenir debout
Qui nous font rire et pleurer
À l'heure où j'écris ses lignes

J'ai hâte de lui peindre
Le noir en rose
Le gris en bleu
La mort en aventure
Je dois me libérer
Pour m'affranchir du vide
À l'heure où j'écris ses lignes

De l'émotion négative
Ce mouvement n'est pas d'effacer
D'effacer l'autre ou la souffrance
Mais juste de la traverser
De lui parler la caresser
À l'heure où j'écris ses lignes
Elle vient de nous quitter
Hommage à celles... Et ceux.

© Poème posté le 08/01/2018 par Jamespx

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