Espoir
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- Le ciel est creux -
Sous l’égide d’un jour lent
Nous retrouverons rêvant
De nos songes les suffrages
Et l’imaginaire ému
Revenu du fond des âges
Comme un cœur encore mû
Par le brûlant de l’enfance
Cette braise qui nous lance
Quand pâlissent nos essors
Vers la fuite des étoiles
Et le solstice des morts
D’un sang noir au blanc des toiles
Nos peintures sur ces murs
Pariétales en futurs
Telles qu’au passé les grottes
Les images du papier
Perdureront si des protes
Les extraient de l’encrier
Nous lirons comme on regarde
L’art de la si vieille garde
Le sanskrit bien plus sacré
(Le divin ment dans sa pompe)
De notre cri massacré !
Plût au ciel que je me trompe..
