Difficile d'être en tête de l'art...
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Sérieux!!!...Abstenez-vous
J’observe des esprits dont le for est complexe
Qui répandent présents d’un étrange réflexe.
Leur bancal fondement est d’agir au plus tôt
De peur qu’un autre esprit ne soit plus prompt cuistot.
Sans penser en silence ou, las, respecter l’ordre
Leur penchant naturel leur demande de mordre
Au premier hameçon qui frôle leur museau,
Se croyant indûment sur le même fuseau.
Croyez moi, cher lecteur, ceci n’est que fiction
Car nulle part ailleurs n'est pareille miction.
Ce petit calembour, qui paraît misanthrope,
Ne voit pas son prochain en vieux pithécanthrope.
Ayant, tout récemment, fouillé des documents
J’ai su que j’étais l’un de ces vieux monuments
De ceux qu’on démolit sans le moindre scrupule
Sans vouloir un instant modifier la formule.
Parler pour ne rien dire est devenu mon fort
Et je le fais ici pour blâmer ce transport.
Déraison, dérision me sont bonnes mamelles,
Alors de temps en temps je découpe en lamelles.
Je travaille en suant pour la rime trouver
Et vous offrir régal sans plus vous éprouver.
Enfin, au bout du conte, on saura bien me dire
Si l’on a ri du coup, sans se mettre à médire.
Récemment recyclé par un laborantin
J’ai perdu du sérieux et parais plaisantin.
Sur ma tombe on lira qu’un beau jour un tonnerre
A fini par me mettre un peu plus bas que terre.
J’observe des esprits dont le for est complexe
Qui répandent présents d’un étrange réflexe.
Leur bancal fondement est d’agir au plus tôt
De peur qu’un autre esprit ne soit plus prompt cuistot.
Sans penser en silence ou, las, respecter l’ordre
Leur penchant naturel leur demande de mordre
Au premier hameçon qui frôle leur museau,
Se croyant indûment sur le même fuseau.
Croyez moi, cher lecteur, ceci n’est que fiction
Car nulle part ailleurs n'est pareille miction.
Ce petit calembour, qui paraît misanthrope,
Ne voit pas son prochain en vieux pithécanthrope.
Ayant, tout récemment, fouillé des documents
J’ai su que j’étais l’un de ces vieux monuments
De ceux qu’on démolit sans le moindre scrupule
Sans vouloir un instant modifier la formule.
Parler pour ne rien dire est devenu mon fort
Et je le fais ici pour blâmer ce transport.
Déraison, dérision me sont bonnes mamelles,
Alors de temps en temps je découpe en lamelles.
Je travaille en suant pour la rime trouver
Et vous offrir régal sans plus vous éprouver.
Enfin, au bout du conte, on saura bien me dire
Si l’on a ri du coup, sans se mettre à médire.
Récemment recyclé par un laborantin
J’ai perdu du sérieux et parais plaisantin.
Sur ma tombe on lira qu’un beau jour un tonnerre
A fini par me mettre un peu plus bas que terre.
