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L'étang des caresses
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On se levait quand le soleil était en liesse
Ta vue n'avait pas de limites
On avait de l’exil à simplifier
Ta voix
secrète et salivaire
avait des sons que j'imagine hélas
à des endroits
que la lune évite
On avait du bordel
à corriger
des savates à lancer
des Matisse à dessiner
d'horribles inconnus à dépecer
Ta voix se tenait là
dans les cachets de l’importance
Avec un peu de sel
et des courants
j'interrogeais la divine Oculaire
Elle avait dans l'étang
l'origine-et-la-fin
ces passés qui donnent à l'homme un devoir de vivre

Et moi
solide
et brisé de la tête aux pieds
je désirais
dans les Thaux de la rive
un équilibre
un semblant de caresses






© Poème posté le 10/11/2017 par Dynamot

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