La douce insouciance
3
A l’âge d’or des inconsciences,
Le printemps brodé dans les yeux,
Nous prêtions des serments immenses,
D’un cœur neuf, pur et lumineux.
Sans connaissances ni soucis,
De jeux fougueux sur les chemins,
Nous courions débordants de vie
Sur les trottoirs des lendemains.
Ce qui en nous était tendresse,
Brillant soleil, bonheur violent,
Est parfum que le vent caresse
Et nous ramène tristement.
Sous les arbres aux torses noirs
Vont désormais nos existences,
Égarées souvent dans des soirs
où déconcertées elles pensent :
Bien sûr Avril reste radieux,
Et l’été revient toujours blond,
Il erre pourtant un adieu
En toutes barques et bourgeons,
Chaque heure nous semble sonnée
Qu’on sait prolonger ne pouvoir
Laissant choir au flanc de l’adret
L’innocence, sans le savoir.
Revivre la douce insouciance…
Mon Dieu, effleurir aux aurores,
Aux instants égaux de l’enfance,
De ce temps sans passé encore !
Le printemps brodé dans les yeux,
Nous prêtions des serments immenses,
D’un cœur neuf, pur et lumineux.
Sans connaissances ni soucis,
De jeux fougueux sur les chemins,
Nous courions débordants de vie
Sur les trottoirs des lendemains.
Ce qui en nous était tendresse,
Brillant soleil, bonheur violent,
Est parfum que le vent caresse
Et nous ramène tristement.
Sous les arbres aux torses noirs
Vont désormais nos existences,
Égarées souvent dans des soirs
où déconcertées elles pensent :
Bien sûr Avril reste radieux,
Et l’été revient toujours blond,
Il erre pourtant un adieu
En toutes barques et bourgeons,
Chaque heure nous semble sonnée
Qu’on sait prolonger ne pouvoir
Laissant choir au flanc de l’adret
L’innocence, sans le savoir.
Revivre la douce insouciance…
Mon Dieu, effleurir aux aurores,
Aux instants égaux de l’enfance,
De ce temps sans passé encore !
