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Je sens qu’il va falloir...
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Glose sur le dernier quatrain du poème éponyme de Bernard Dimey

J'aime qu'on m'aime un peu, cela n'a rien d'étrange,
Grâce à Dieu, quelques-uns le savaient par ici.
Avant de m'en aller faire le con chez les anges,
Dois-je vous dire adieu, au revoir ou merci ?


***

Je sens qu’il va falloir faire mon testament.
Pardon pour ce bémol, mais cela me démange
Car le temps est venu de dresser le bilan.
J'aime qu'on m'aime un peu, cela n'a rien d'étrange.

A vous mes bons amis, je lègue mes poèmes,
Qu’ensemble on déclamait jusque tard dans la nuit
Ils n’étaient pas fameux, je m’appliquais quand même,
Grâce à Dieu, quelques-uns le savaient par ici.

On écoutait du jazz et dansait la java,
Engloutissait cul sec les plus curieux mélanges.
Je vous offre un dernier cocktail whisky-cola
Avant de m'en aller faire le con chez les anges.

Combien j’aimais venir m’asseoir à notre table,
Où tout se partageait, les joies et les soucis,
Les chagrins à noyer, les cuites mémorables,
Dois-je vous dire adieu, au revoir ou merci ?


***

Pour lire le poème de Bernard Dimey en entier, taper http://lapoesiequejaime.net/dimey.htm

© Poème posté le 15/10/2017 par Oxalys

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