Tu es dans le désert et après le désir
Dans ton ventre vidé réside l’envie de fuir
Le vizir t’a empoigné, secoué, t’a fait taire
Nu, spolié de courage tu l’as laissé faire
Combattant couvert de cicatrices ensablées
Ta peau martelée par le sirocco endiablé
Tes pas scindent les dunes en chaos vivant
À vif, tes callosités râpent sur le sol brûlant
Sous tes yeux aveuglés par les mirages qui s’effacent
Chaque grain de sable glisse, reprend sa place
Ensablé ton esprit épuisé change collines en colosses
Le désert emplit tes interstices, les comble jusqu’à l’os
Poncé, poli, magnifié tu avances faible mais sans faiblir
Tu empoignes ton sabre guerrier, il te reste un combat
Si ta fierté ne tombe pas guerrier, tanche le vizir
Car le vizir c’est toi
Poème écrit par
Light Drifter
Le vizir, nôtre pire ennemi
Tous droits réservés © Poème posté le 01/10/2017 par Light Drifter
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