Je me rappelle encore les voyages de mon âme
Suis-je seul à l'entendre
Le chant des oiseaux
Qui ont fait leur cage dans mes entrailles ?
Cette couvée de prisonniers omniscients
Tourmente l'enchanteur de la plus haute tour
Qui s'en prend toujours
A la pierre philosophale
Je suis définitivement un enfant de 5 ans
Qui a peur de sa maman
Saint Sébastien masochiste
Je voue le culte de l'athlète
Me criblant le cœur sous la mécanique
De quelques flèches et quatre doigts
Et puis la guillotine de tout un chacun
Qui s'est coincée entre ciel et cou
Que ma tête s'y précipite
Je me rappelle encore les voyages de mon âme
Ô crêpe des grands deuils
Enveloppez-moi dans un grand vent
Jusqu'à l'étouffement
De tous les oiseaux nichés là
