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Les asticots.
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J’ai sorti de son fourreau
Le sabre qui décorait mon bureau
Unique et magnifique pièce d’un maître Japonais
Qui me permet de décapiter celle que j’aimais.

Il faut bien dire que si elle avait pu se taire
Elle serait encore en ce bas monde sur terre
Mais il fallut, à mon propos qu’elle déblatère
La voici, ici, maintenant six pieds sous terre

Face à l’amour que je lui offrais
Elle a choisi les chemins inverses
Me montrant du doigt tel un pervers
Il ne faut jamais le faire avec un brave sincère

Ne voyez donc point, ici, le crime passionnel
J’assume en homme fatigué de haines et ritournelles
Qui pour éviter divorce et pressions des adages
Règle problème suivant ses propres ombrages.

J’ai baisé ce corps qui pourrit au fond de ce cercueil
Aucune larme ne coulera sur mes écueils
Elle souhaitait incinération, je la voue aux asticots
Qu’elle pourrisse ainsi, pour moi, demain le soleil se lèvera tôt.


Loïc ROUSSELOT

© Poème posté le 22/07/2017 par Rousselot

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