Le rat de marais...
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-Cher époux vous serrez tant et si bien vos bourses
-Que bien souvent je sens la varice gonfler.
-Disposez vous plutôt à reprendre vos courses
-Pour venir m’honorer dans la nuit sans ronfler.
-On vous dit Harpagon préservant ses pépettes,
-Tirant sur le cordon pour garder son trésor,
-Au point, qu’à mon avis, les cupides minettes
-Vont au loin leur chemin pour avoir plus d’essor.
Epouse dépensière, à la main fort trouée,
Vous semblez, à mes yeux, quelque peu gaspilleuse.
Lors, pour votre salut, soyez moins secouée
Faites tout comme moi, devenez grappilleuse.
Je vous le dis, sans fard, et sans aucune haine,
On vous voit dispendieuse, incapable à gérer.
Le bijoutier d’en face a votre bas de laine
Epuisé sans mesure, sachant exagérer.
-Mon Ami je ne puis supporter vos penchants
-Car je sens, rien qu’au bruit, que vos bourses sont pleines.
-Vous tintinnabulez de petits sons tranchants
-Quand vous vous déplacez, soufflant tel les baleines.
-Videz le contenu de ces petites poches
-D’un élan généreux donnez moi du plaisir.
-Et dès lors cesseront tous ces vilains reproches
-Concernant ce port nul qui ruine mon désir.
Cessez, donc, femme infâme avec votre sornette
Qui me trouble le sang, le poussant à bouillir.
Savez-vous qu’il est temps d’être bien plus honnête ?
Aimez l’écu béni qu’il faut savoir cueillir.
Tenez ! Pour votre peine et surtout mon salut
Je resserre encore plus les fils de mes musettes.
Avec des frottements faisant moins de chahut
Vous pourrez retrouver vos anciennes risettes.
-Que bien souvent je sens la varice gonfler.
-Disposez vous plutôt à reprendre vos courses
-Pour venir m’honorer dans la nuit sans ronfler.
-On vous dit Harpagon préservant ses pépettes,
-Tirant sur le cordon pour garder son trésor,
-Au point, qu’à mon avis, les cupides minettes
-Vont au loin leur chemin pour avoir plus d’essor.
Epouse dépensière, à la main fort trouée,
Vous semblez, à mes yeux, quelque peu gaspilleuse.
Lors, pour votre salut, soyez moins secouée
Faites tout comme moi, devenez grappilleuse.
Je vous le dis, sans fard, et sans aucune haine,
On vous voit dispendieuse, incapable à gérer.
Le bijoutier d’en face a votre bas de laine
Epuisé sans mesure, sachant exagérer.
-Mon Ami je ne puis supporter vos penchants
-Car je sens, rien qu’au bruit, que vos bourses sont pleines.
-Vous tintinnabulez de petits sons tranchants
-Quand vous vous déplacez, soufflant tel les baleines.
-Videz le contenu de ces petites poches
-D’un élan généreux donnez moi du plaisir.
-Et dès lors cesseront tous ces vilains reproches
-Concernant ce port nul qui ruine mon désir.
Cessez, donc, femme infâme avec votre sornette
Qui me trouble le sang, le poussant à bouillir.
Savez-vous qu’il est temps d’être bien plus honnête ?
Aimez l’écu béni qu’il faut savoir cueillir.
Tenez ! Pour votre peine et surtout mon salut
Je resserre encore plus les fils de mes musettes.
Avec des frottements faisant moins de chahut
Vous pourrez retrouver vos anciennes risettes.
