Fils aîné de l'océan
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Dans la matrice du poème
Je réinvente tes silences,
Ton cœur égal, tous ces emblèmes
Qui sont en moi comme en latence.
L’eau du port départ vers le Monde…
Ton oriflamme sur le mat…
Ta foi glorieuse et vagabonde
Essaimant sous tous les climats…
J’entends ces voix dessous les cendres
De longs voyages et d’idéaux
Ô Portugal, quand entreprendre
Était pour toi le maître mot.
Sous les draps froids d’un trop grand lit,
Dans une aurore migraineuse,
Tu te réveilles aujourd’hui
L’âme maussade et cafardeuse…
Fuis l’ombre pâle de l’oubli
Où s’invalide ton baptême,
Secoue les restes de ta Nuit,
Relève-toi, ce matin même !
Hisse à nouveau, blanche et légère,
Ta voile et tend tous tes haubans !
Car tu es né pour la lumière
Toi, Fils Aîné de l’Océan.
Je réinvente tes silences,
Ton cœur égal, tous ces emblèmes
Qui sont en moi comme en latence.
L’eau du port départ vers le Monde…
Ton oriflamme sur le mat…
Ta foi glorieuse et vagabonde
Essaimant sous tous les climats…
J’entends ces voix dessous les cendres
De longs voyages et d’idéaux
Ô Portugal, quand entreprendre
Était pour toi le maître mot.
Sous les draps froids d’un trop grand lit,
Dans une aurore migraineuse,
Tu te réveilles aujourd’hui
L’âme maussade et cafardeuse…
Fuis l’ombre pâle de l’oubli
Où s’invalide ton baptême,
Secoue les restes de ta Nuit,
Relève-toi, ce matin même !
Hisse à nouveau, blanche et légère,
Ta voile et tend tous tes haubans !
Car tu es né pour la lumière
Toi, Fils Aîné de l’Océan.
En ces temps de deuil pour lui, un petit hommage au Portugal, terre qui m'a vu naître.
