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Ô muse infirmière donne moi l'onction...
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Glose deuxième

Hélas ! Le temps m’est ennuyeux
Quand vous, mes chers, semblez joyeux !
Pourquoi mon cœur bat-il si vite ?

Il voudrait tant paraître au mieux
Et rire aussi les jours pluvieux !
Qu'ai-je donc en moi qui s'agite ?

Je sens vos cœurs vibrer de liesse
Quand je ne vis que de faiblesse
Dont je me sens épouvanté !

Mais qu’ai-je, donc, qui me secoue ?
Serait-ce un coup où je déjoue ?
Ne frappe-t-on pas à ma porte ?

Pourquoi ma lampe à demi morte
Fait-elle autant d’ombres chinoises
Qui me font peur, me cherchant noises ?

Votre ferveur, par son entrain,
Pourquoi, soudain, dans ce refrain
M'éblouit-elle de clarté ?

Tout simplement grâce à l'envie
Qui vient des cieux donnant la vie !
Dieu tout puissant ! Mon corps frissonne.

Mais qu’en est-il de ce secours
Se prétendant dernier recours ?
Qui vient ? Qui m'appelle ? - Personne.

Ô sot mirage au teint de l’heur
Qui se voulait plein de chaleur :
Je suis seul ; c'est l'heure qui sonne ;

Mon œil éteint ne voit plus loin
Car il se perd, seul dans son coin.
Ô solitude ! Ô pauvreté !

© Poème posté le 11/06/2017 par Tonindulot

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