L'ombre s'exhume des griffes de la nuit
Rejoindre les étoiles les apollons
Et toutes ses vagues vierges d'abandons
Qui dansent sur l'onde des belles de nuit
J'embrasse dès lors son visage d'airain
Pour la réanimer au petit matin
Heureux l'imago s'invite à la lumière
Lorsque l'amour fou s'accorde sans chimère
À l'extérieur des murs sous les ponts hors sol
La peau des titans n'est ni morte ni folle
La misère se patine avec le temps
Du plus sensible au milieu du champ en pleure
L'insensible caresse le sens bâtant
Plié en quatre le trèfle perd ses fleurs
Face aux ombres anesthésiées indicibles
Et toute la crème avorteuse visible
Meurent seuls trop de mains tendues de cœurs
Malgré la douce montée des ascenseurs
Des cartons de l'usure un chien une bâche
Un chariot d'hyper une sombre gouache
À quoi bon la vie la pluie ne mouille plus
Pourquoi l'amour le soleil ne brûle plus
L'ombre s'exhume des griffes de la nuit
Rejoindre les étoiles les apollons
Et toutes ses vagues vierges d'abandons
Voilà l'intacte création de l’arcane
Qui danse sur l'onde des belles de nuit
Pour coulisser libre à leurs cous diaphanes
