Ton corps frêle et grelottant
Recroquevillé entre mes larges bras,
Protégé des bruits d'orage là bas
Comme dans une coquille de diamant
Tes yeux mouillés sur ce visage d'ange
Ah ! Ma fille encore si préservée,
J'aimerai ne pas avoir a te préparer
A ce monde, où règne l'étrange.
Prend exemple sur ta douce mère
Elle qui est si forte, les pieds sur terre ;
Que j'aime, autant que je t'aime toi
Un jour tu oublieras ton pauvre père
Ce jour, tu seras devenue guerrière,
Prête à entendre ton nom sur les toits
