Poème écrit par
Salus
Solitudes
3
Ni de iambe ni de jambe
Qu’une exactitude tue
Ne fera passer la rue
Noircie où le présent flambe.
Synthétique et sans micmac :
Que se casse-t-on le col ?
Alors qu’au gré d’un envol
On met tout le ciel en vrac !
Pauvre nuée où s'assemblent
Des licornes dans la crainte
D’une poésie étreinte
Si peu qu'elles seules tremblent !
J’aurai, jusques aux demains
Qui déchantent, l’occasion,
Constatant l’indécision
De ce dit, d’ouvrir les mains
Comme un fol anachorète,
Heureux dans un long soir bleu,
Epuisant en queue leu leu
Un vol d’heures qui s’arrête.
Il serait je crois d’hocher
Temps la tête avec la fleur
Vers un soleil sans ampleur
Que suer sur ce rocher.
Si ténue au vent qui passe,
Cette trame où je m’englue,
Peu comprise et jamais lue,
Du sens au reflet sagace,
Poussière - qu’importe ! paille,
L’envers, l’image incréée,
Inconsciemment gréée,
Rimes et fétus, limaille !
Ni de iambe ni de jambe
Qu’une exactitude tue
Ne fera passer la rue
Noircie où le présent flambe !
Tous droits réservés © Poème posté le 05/05/2017 par Salus
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