Emoi dans la forêt
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Le grand chêne est tombé, et cette vérité,
Cette sombre rumeur ébranle la futaie.
L'oiseau ne chante plus, la cigale se tait :
La faucheuse est venue visiter la forêt.
Quand le printemps offrait sa gamme parfumée,
Le bel arbre goûtait à la douceur du ciel,
Captant tous ces trésors qui donnent chaque année
Aux bourgeons leur verni, aux pervenches leur miel.
A l'automne venu, en habits de lumière,
Sous son feuillage roux, grand flambeau merveilleux,
Quand le vent courtisait les joncs et la bruyère,
Son souffle se mêlait au souffle du Bon Dieu.
Il voulait simplement vivre sa destinée,
Saluant la saison en tendres friselis...
Pourquoi a-t-il fallu qu'il soit assassiné,
Pourquoi avoir flétri ses racines de vie ?
De gros nuages noirs, par le vent trimbalés,
D'un dernier au revoir sont venus saluer
Le chêne qui se penche, dont le coeur est glacé,
Frissonnant sous les branches de deuil éclaboussées.
Pour souligner l'offense de cette tragédie,
Un vieux corbeau s'élance et résonne son cri...
Son cri, triste présage, messager du malheur,
Secoue le paysage qui se couvre de pleurs.
Voyez cet arbre mort, couché par la cognée,
Hier il était encore le roi de la forêt.
Cette sombre rumeur ébranle la futaie.
L'oiseau ne chante plus, la cigale se tait :
La faucheuse est venue visiter la forêt.
Quand le printemps offrait sa gamme parfumée,
Le bel arbre goûtait à la douceur du ciel,
Captant tous ces trésors qui donnent chaque année
Aux bourgeons leur verni, aux pervenches leur miel.
A l'automne venu, en habits de lumière,
Sous son feuillage roux, grand flambeau merveilleux,
Quand le vent courtisait les joncs et la bruyère,
Son souffle se mêlait au souffle du Bon Dieu.
Il voulait simplement vivre sa destinée,
Saluant la saison en tendres friselis...
Pourquoi a-t-il fallu qu'il soit assassiné,
Pourquoi avoir flétri ses racines de vie ?
De gros nuages noirs, par le vent trimbalés,
D'un dernier au revoir sont venus saluer
Le chêne qui se penche, dont le coeur est glacé,
Frissonnant sous les branches de deuil éclaboussées.
Pour souligner l'offense de cette tragédie,
Un vieux corbeau s'élance et résonne son cri...
Son cri, triste présage, messager du malheur,
Secoue le paysage qui se couvre de pleurs.
Voyez cet arbre mort, couché par la cognée,
Hier il était encore le roi de la forêt.
Assieds toi au pied d'un arbre et avec le temps, tu verras l'univers défiler devant toi -
Proverbe africain -
Proverbe africain -
