Le bazar de l’Europe est une poudrière,
Ses décideurs véreux, marchands d’illusion,
De taille à s’éclipser, jusqu’à l’implosion,
S’ils craignent, vengeresse, une ire meurtrière.
Quand les puissants sont sourds à la moindre prière,
Tout partage de fruits : démente vision,
Il faut s’attendre, un jour, à quelque effusion,
Immanquable, de sang, l’âme, amère, guerrière.
Nantis, tentez de faire un kolkhoze des cœurs
Qui vous élèverait, nobles, racés, vainqueurs,
Plus de menu fretin dans la désespérance !
La Terre deviendrait, enfin, un paradis
Où le bonheur serait une légale outrance,
Les humains, sans réserve, en sortant, tous, grandis.
Le 12 avril 2017.
